Résection endoscopique de Vessie (RTV ou RTUV)

 
 

La zone sur laquelle était développé le polype a été cautérisée.


Suites opératoires immédiates:

Elles sont peu douloureuses.

Vous avez une sonde dont l’extrémité interne est maintenue dans la vessie à l’aide d’un petit ballon gonflable. La sonde permet de récupérer les urines et de laisser au repos la vessie.

Un lavage (sérum physiologique) est réalisé par cette sonde permettant d’éviter la formation de caillots dans la vessie. Dès que vous êtes autorisé à vous alimenter, vous devez bien boire afin que les urines puissent progressivement remplacer le lavage.

La sonde est laissée en place pendant 1 à 3 jours en fonction de l’étendue des lésions, de la profondeur de la résection, de la qualité des urines et des recommandations de votre chirurgien.

Une sortie sera possible le lendemain du retrait de la sonde afin d’observer un recul de 24h sur la reprise des mictions.

Un rendez vous vous sera donné avec votre chirurgien pour un contrôle et la remise des résultats d’analyse (en général à 1 mois de l’intervention).


Conséquences : La durée prolongée de cicatrisation est responsable de manière temporaire de :

  1. -Sang dans les urines (hématurie) de manière fluctuante durant le premier mois, augmentant parfois après un effort physique, ou le fait d’aller à la selle. Il est donc classique d’observer des leucocytes et des hématies sur les analyses d’urines pratiquées durant cette période. Il n’y a pas d’infection si la recherche de germe est “stérile”.

  2. -Une majoration du saignement peut survenir entre 1 et 3 semaines après l’intervention, correspondant à la chute d’escarre (chute des « croûtes » qui tapissent la zone cautérisée).

  3. -De besoins fréquents et urgents (impérieux) d’uriner. 


Conseils :

  1. -Boire régulièrement au moins 2 L d’eau par jour et ce en fonction de la couleur des urines, afin de laver la vessie et d’éviter la formation de caillots.

  2. -Les traitements anticoagulants et la prise d’aspirine sont fortement déconseillés durant les 3 premières semaines (période de la chute d’escarre) en raison du risque hémorragique.

  3. -Uriner fréquemment et sans pousser (l’ancien site du polype étant une zone de fragilité vésicale durant le temps de la cicatrisation).

  4. -Eviter les efforts physiques intenses (le port de charges modérées est autorisé), mais ne pas rester allongé toute la journée.

- Arrêter du fumer.


Quand demander avis ?

  1. -Lors de la chute d’escarre, l’émission de caillots en grande quantité et de difficultés mictionnelles doit amener à consulter.

  2. -En cas de diminution de la force du jet, ou de difficultés mictionnelles (possible rétrécissement du canal).

  3. -En cas de fièvre>38°5, vous devez consulter en urgence, et réaliser une analyse d’urine (ECBU).

  4. -En cas de symptômes urinaires inhabituels, apparus après cette intervention.


Examens de surveillance usuels : analyse d’urine (ECBU) (rapportant classiquement des leucocytes et des hématies durant la phase de cicatrisation), Cytologie urinaire, Echographie , Uroscanner, Cystoscopie

























 

Vous venez d’être opéré d’une Résection endoscopique de vessie

Important

Les polypes sont caractérisés par leur nature, leur stade (profondeur dans la paroi de la vessie) et leur grade (agressivité). Il existe aussi des lésions superficielles planes mais agressives appellées Carcinome in situ (Cis).

Les polypes de vessie sont la conséquence d’une irritation de la muqueuse (urothélium) par différents agents physiques ou chimiques.

La survenue de nouveaux polypes ou d’une récidive sur tout l’arbre urinaire, depuis les reins jusqu’à l’urètre, est possible.

Après Résection endoscopique, le risque de récidive est de 70% à 2 ans, et de progression (maladie plus évoluée) de 15% à 2 ans. 

Une surveillance régulière  s’impose donc aux longs cours par  votre urologue afin de les dépister et les traiter (cystoscopie, ...).


En cas de tumeur non infiltrante, mais à haut risque, le stade de la tumeur peut être sous estimé (24%) par le premier geste de résection. Une 2e résection peut donc être indiquée dans les 4-6 semaines (modification du grade dans 30-50% des cas, tumeur résiduelle dans 40% des cas) afin de confirmer la nature du polype et guider le meilleur traitement.

La résection endoscopique de vessie a pour but l’ablation de lésions vésicales (en général des polypes).

L’objectif est double:

- thérapeutique : l’ablation du ou des polypes

- diagnostique: l’analyse permettra de connaître la nature du polype (degré d’infiltration de la paroi vésicale et son agressivité). C’est cet élément qui permettra au chirurgien de déterminer la suite de la prise en charge (surveillance, instillations,...).

Elle est réalisée par voie endoscopique (sans ouverture, et à travers le canal).

Résection endoscopique de vessie

Instillations endovésicales


Amétycine° (Mitomycine C)

Immucyst° (BCG))


voir Fiches de l’AFU

Vessie.html

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La résection endoscopique de vessie sous HEXVIX°

Dans certaines indications (lésions multifocales, taille >3cm, récidive précoce, cytologie de haut grade, surveillance de lésions à haut risque (pT1 G3 ou Cis)), la RTUV peut être aidée par l’instillation 1h avant l’intervention, via un sondage, d’une solution de 50 ml d’hexaminolevulinate (Hexvix°). Cette dernière permet, par fluorescence sous une lumière bleue, d’améliorer la détection des tumeurs de vessie de tous types confondus de 30% et des  Cis de 67% par rapport à une cystoscopie classique.

Dernière mise à jour: 2/12/2009